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Accessoires... ou indispensables.
- Le filtre polarisant.

La lumière

La lumière est une radiation électromagnétique tout comme les ondes de radio. La lumière vibre dans toutes les directions dans un plan perpendiculaire au sens de sa propagation. Un exemple, pour vous donner une image : lancez un caillou dans l'eau, le caillou va dans le sens de sa propagation et les vagues à la surface de l'eau sont cette fameuse vibration perpendiculaire.

La polarisation

La polarisation est un phénomène qui coupe la vibration de la lumière dans certaines directions. Ce phénomène se rencontre dans la nature à chaque fois que la lumière est réfléchie par un objet ou si elle traverse une substance. En photographie, se phénomène va se traduire par le reflet de la lumière sur une vitrine par exemple ou sur certaines surfaces qui vont rendre les couleurs plus fades.

Le polarisant

Le filtre polarisant fonctionne un peu comme un store à lamelles orientables. En orientant ces lamelles on va couper la lumière qui provient de certaines directions comme - pour reprendre l'exemple ci-dessus - en reflet dans une vitre. Si d'ailleurs l'on place 2 filtres polarisants l'un sur l'autre il devient possible de couper entièrement la lumière : plus rien ne passe au travers.

Linéaire ou circulaire ?

Vous avez certainement entendu parler de polarisant linéaire ou de polarisant circulaire, ou le vendeur vous préciser qu'il faut absolument un polarisant circulaire - plus cher ! - pour votre appareil. Pourquoi ? Sur la plupart des appareils modernes, la cellule de mesure est placée soit derrière le miroir soit dans le prisme de visée. Or ce système a pour effet que le miroir ou le prisme se comportent comme un filtre polarisant. On a vu qu'un filtre placé au dessus de l'autre avait pour effet de couper toute la lumière et c'est ce qui se produit dans ce cas faussant totalement la mesure de lumière (ou de mise au point pour certains appareils). Les fabricants ont donc trouvé une astuce : placer un second filtre après le polarisant (une lame "quart d'onde") qui a pour effet de faire tourner les rayons lumineux et de ce fait ne sont plus repolarisés par le miroir ou le prisme. Ce type de filtre circulaire est donc obligatoire pour ce genre d'appareil présentant l'inconvénient d'être plus épais et donc d'augmenter les risques de vignettage sur les objectifs grand-angle.

Quand utiliser le polarisant ?

Quand bon vous semble, sachant qu'il n'a aucun effet sur les reflets provenant de surfaces métalliques et qu'il ne fait pas de mirable un créant un ciel bleu nuit un jour de brouillard ! Le maximum de polarisation - d'assombrissement du ciel bleu - se fait sous un angle de 90° par rapport au soleil. La perte de lumière est de l'ordre de 2 diaphragmes. Pour l'atténuation des reflets, l'effet est maximum sous un angle de 35° avec la surface réfléchissante.

Pour les matheux...
- Ouverture relative d'un objectif.

f = F / d

F = distance focale de l'objectif.
d = diamètre utile du diaphragme.

Exemple : F = 105 mm - d = 30 mm

f = 105 / 30 = 3,5. Dans ce cas l'ouverture relative (le diaphragme) de cet objectif est de 3,5.


- Profondeur de champ.

A la distance de chaque "point-objet" à l'objectif (ou la lentille) correspond une distance objectif-plan focale pour une mise au point nette. Cette netteté ne peut se faire en théorie pour deux objets placés à des distances différentes. L'oeil ayant un pouvoir séparateur inférieur à l'objectif (il peut séparer à la distance de 25 cm deux traits éloignés de 0,125 mm = netteté au 1/2000) il est considéré que tout point inférieur à cette résolution est net. La lumière qui converge vers le point-image forme un cône en avant et en arrière de ce point. A une distance déterminée, le diamètre chaque cône n'excède pas 0,125 mm. La distance entre ces deux points représente une marge appelée profondeur du foyer qu'il ne faut pas confondre avec la profondeur de champ mais qui est liée.

La profondeur de champ dépend donc :

  • du diamètre du cercle de confusion adopté (en général 0,033 pour le 24x36, 0,05 pour le 6x6, 0,1 du 9x12 au 20x25),
  • de la distance de l'objet à l'objectif,
  • de la longueur focale
  • de l'ouverture du diaphragme.

Pour un diamètre d'ouverture donné, la profondeur de champ est constante quelle que soit la longueur focale.

Le calcul :

Dans un premier temps, calculer l'hyperfocale de l'objectif.

H = F² / k * f

H = Hyperfocale.
F = distance focale de l'objectif.
k = constante de netteté
f = diaphragme.

Exemple : Si F = 150 mm - n = 8 - k = 0,033 -> H = 85,23 mètres.

Dans cet exemple, si nous faisons la mise au point sur 85 mètres, la profondeur de champ s'étendra de H/2 à l'infini, soit 42,50 mètres à l'infini.

Ensuite, calculer les premier et dernier plan net :

D1 = H * D / (H + D)

D2 = H * D / (H - D)

H = Hyperfocale.
D = distance de mise au point.

En reprenant le même exemple que ci dessus, avec une mise au point à 5 mètres :

D1 = 85,23 * 5 / 85,23 + 5 = 4,72 m.
D2 = 85,23 * 5 / 85.23 - 5 = 5,31 m.

La profondeur de champ s'étend donc de 4,72 m à 5,31 m. Elle est égale à 5,31 - 4,72 = 0.59, soit 59 cm.

Pour de courtes distances (photo rapprochée), la précision est plus importante en utilisant les formules suivantes :

 

D1 = H * D / H + (D - F)

D2 = H * D / H - (D - F)

 

Calculez-vous même la profondeur de champ.

Hyperfocale par Sylvain Laporte 2001

Ce programme calcule la distance d'hyperfocale. L'utilisateur a juste à entrer l'ouverture, le type de film et la focale et la distance d'hyperfocale s'affiche en mètres. La diffusion de ce programme est libre sous la condition qu'il soit accompagné de ce fichier texte "readme.txt".
Si vous avez des suggestions, remarqué des bugs ou si vous êtres interessé par le source (format Borland C++ Builder 1.0) contactez l'auteur à hyperfocale@slaporte.cjb.net.

(PS : fichier au format *.zip contenant un fichier *.exe et un fichier *.txt. Certifiés sans virus connu (Norton Anti Virus avec table du 09/01/02)).

 


- Prolongation du temps de pose en macrophoto en fonction du tirage.

K = t² / f²

K = facteur de multiplication du temps de pose.
t = tirage optique.
f = distance focale.

Bricolotrucs.

- Le sténopé.

C'est quoi ?

C'est un appareil photo très simple, dont l'objectif est un minuscule trou dans une plaque métallique. En fait, le terme sténopé désigne l'objectif lui-même.

Comment ça marche ?

Le mieux et de consulter ce site qui vous explique tout sur le procédé : http://perso.wanadoo.fr/pierre.pallier/index-stenope.htm

A la soupe !
- Contrôleur de fixateur.

Pas toujours facile de savoir si le fixaeur est encore bon ! Plusieurs méthodes pour le tester sont possibles dont celle qui consiste à plonger un morceau de film vierge et à compter le double du temps après clarification. Une autre méthode : tester le bain avec un contrôleur de fixateur :

Eau 700 ml
Iodure de potassium 190 g
Eau Q.S.P.F. 1 litre

Utilisation :

- 5 gouttes de solution,
- 5 gouttes de fixateur,
- 5 gouttes d'eau.

S'il se forme immédiatement un précipité blanc-jaunâtre, le bain est à jeter.


- Contrôleur de révélateur.

Préparer une solution de 1/100 000 de bleu de méthylène et mélanger 5 cc de cette solution avec 25 cc du révélateur à tester. La vitesse de décoloration est directement proportionnelle à l'activité du révélateur. A chacun de faire son calibrage avec un révélateur récent et son mode opératoire personnel.


- Formules de révélateurs.

Kodak D76
Génol 2 g
Sulfite de soude 100 g
Hydroquinone 5 g
Borax 2 g

 

- Réalisation de diapositives Noir & Blanc

Matériel recommandé :

film : Ilford Pan F 50 ISO

Premier révélateur :

PQ Universel à 1+ 7 auquel on ajoute 4 g de thiocyanate (sulfocyanure) de potassium par litre.

Blanchiment :

Bichromate de potassium 10 grammes
Acide sulfurique 10 cc
Eau QSPF 1 litre
(attention ! L'acide sulfurique est dangereuse, verser TOUJOURS l'acide dans l'eau et jamais l'inverse).

Clarification :

Sulfite de sodium 40 g
Soude caustique 2 g
Eau QSPF 1 litre.

Deuxième révélateur :

PQ Universel à 1 + 7

Fixage :

Hypam à 1 + 4

Température de traitement : 21°C + ou - 1/3 de degré.

Opérations :

1 - Prémouillage de la cuve et du film : 1 mn.
2 - Premier révélateur : 10 minutes (agitation constante pendant la première minute puis 10 secondes toutes les minutes).
3 - Rinçage à l'eau courante : 2 minutes.
4 - Blanchiment : 4 mn. Agitation de 10 secondes par minute.
5 - Rinçage à l'eau courante : 2 minutes.
6 - Clarification : 4 minutes. Agitation de 10 secondes par minute.
7 - Rinçage à l'eau courante : 2 minutes.
8 - Réexposition à la lumière à 1 mètre d'une lampe de 500 W pendant 2 minutes sans sortir le film de la spire mais en la maintenant en mouvement dans la lumière pour éviter les taches dues aux gouttes d'eau.
9 - Second révélateur : 2 minutes avec agitation constante.
10 - Rinçage à l'eau courante : 2 minutes.
11 - Fixage : 30 secondes.
12 - Lavage (30 mn), agent mouillant et séchage habituels.

Diapositives Sépia :

Il suffit de remplacer le deuxième révélateur par le bain suivant :

Monosulfure de sodium 50 g
Eau QSPF 1 litre.

Liens pratiques
"The massive dev chart". Toutes les combinaisons possibles révéleteurs/films.

f/Calc : un excellent site qui propose un calculateur de profondeur de champ, distance hyperfocale, champ de vision, angle de champ, grossissement etc... Le programme et téléchargeable pour PC Windows, MacOS, Palm OS, Linux ...